Festival zéro déchet de Montréal – Coups de cœur

by | Oct 24, 2017 | Environment, Health, lifestyle | 0 comments

Le festival zéro déchet de Montréal c’est quoi? Et bien, c’est l’endroit parfait pour retrouver une communauté de gens passionnés par l’environnement, mais tout aussi bien un lieu d’initiation pour ceux et celles qui n’y ont pas encore pris goût. J’étais si heureuse de voir le marché Bonsecours bondé de gens pour la toute première édition du festival, pour une cause qui me tient tant à coeur. En plus des multiples kiosques d’exposants, le salon était divisé en quatre zones principales où une variété de conférences et ateliers avaient lieu. À travers une vingtaine de conférences, on pouvait se renseigner sur des sujets tels que le changement climatique, comment réduire ses déchets, le zéro déchet en entrepreneuriat ou en famille et bien plus. Pour ma part, j’ai eu la chance d’assister à la conférence de Robert Reed, écrivain, environnementaliste et porte-parole de Recology une coopérative en charge d’un système de récolte de déchet exemplaire de San Francisco. Pour les amateurs de DIY, il était possible de s’inscrire aux ateliers payants afin d’apprendre à créer ses propres outils zéro déchets tels que des produits d’hygiène corporelle, de la kombucha, des tampons démaquillants et même comment «upcycler» ses propres vêtements. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de participer aux ateliers, par contre après avoir fait le tour et discuté avec les exposants, je vous présente ci-dessous mes compagnies «coups de coeur».

La Transformerie

Que ce soit en restauration ou dans les épiceries, l’alimentation reste un secteur ou les pertes sont parmi les plus énormes. D’ailleurs, vous avez peut-être déjà remarqué, mais certaines épiceries n’acceptent que les fruits et légumes les plus visiblement impeccables afin de favoriser leur taux de vente auprès du consommateur. Par contre, l’imperfection physique d’un aliment n’en reflète pas moins son apport nutrititionnel (on nous a bien éduqué à ne pas juger par l’apparence). Afin de lutter contre ce genre de gaspillage alimentaire, La Transformerie s’est donnée comme mission de récupérer ces invendus et d’en faire des conserves de qualité. Vous êtes sceptiques? Et si je vous disais que c’est nul autre que Guillaume Cantin, chef cuisinier du restaurant les 400 coups qui concocte les recettes? Confitures, marmelades, tartinades et trempettes sont vendues dans les épiceries, alors que certains invendus sont redistribués auprès d’organismes communautaires. En bref, La Transformerie c’est le fruit d’une volonté exemplaire de personnes engagées à trouver des solutions devant des commerçants à bout d’idées. Énorme Bravo!

latransformerie.org

Naak

Perso, les insectes ça me répugne. Quand j’étais jeune, j’en avait presque une phobie, à un point où je me suis déjà mise à pleurer de panique après avoir pris conscience d’une abeille nichée sur mon chandail (ça reste entre nous d’accord?). Heureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui puisque que maintenant que je suis vieille et rationnelle, je sais que les insectes sont cruciales pour l’environnement. D’ailleurs, j’ai même mangé une fourmi Chicatana et goûté à une sauce à base de verres lors de mon voyage au Mexique l’an dernier! A ce sujet, saviez-vous qu’aujourd’hui au rythme où l’on consomme de la protéine animale nous risquons un jour de devoir nous nourrir uniquement d’animaux à petites pattes?  Même si se nourrir d’insectes est déjà coutume d’en plusieurs pays à travers la planète, elle l’est un peu moins en Amérique du Nord. Ceci étant dit, Naak une compagnie Montréalaise créée par de jeunes sportifs tente de démocratiser l’entomophagie (le fait de manger des insectes) en proposant des barres protéinés à base de poudre de grillons. Il s’agit d’une véritable alternative éco-responsable puisque pour produire la même quantité de matière comestible en comparaison au bœuf, le grillon a besoin de 24 fois moins de nourriture, de 2000 fois moins d’eau et produit 100 fois moins de gaz à effet de serre. De plus, le grillon possède 2 fois plus de protéines que le boeuf, 1.6 fois plus de calcium que le lait et 2 fois plus de fer que l’épinard. Ainsi, toutes les raisons sont bonnes pour essayer les barres Naak et c’est pourquoi je n’ai pu résister lors du festival. Entre la choco banane et la choco macadame, la deuxième fut ma préférée et je vous promets qu’on ne peut distinguer le goût du grillon. Ce qui est encore plus admirable c’est que Naak pousse sont implication écologique en vendant ses produits sans emballage dans certaines épiceries zéro-déchet de Montréal. Alors, tenterez vous votre chance?  

naakbar.com

 

Flowerink

Flowerink est une entreprise avec le concept de carte le plus mignon que je connaisse. J’ai toujours trouvé que malgré notre attachement émotionnel, les cartes à souhaits sont un désastre environnemental – on les reçoit en accompagnement avec un cadeau, on est tout excité et puis on finit par soit les jeter au recyclage, ou bien les ranger dans le fin fond de notre boîte à souvenirs. Par contre, celles que propose l’entreprise on un envers éco-responsable puisqu’elles sont incrustées de graines à fleurs qu’on peut germer!  En plus, les enveloppes sont à base résiduel de sucre de canne (aucun arbre n’est donc tué) et les pochettes en plastique sont d’origine végétale donc certifiées compostables. Entre autres, les cartes sont uniques en leur genre puisque que c’est la fondatrice elle même qui illustre les dessins. En plus d’une vaste gammes de cartes à souhaits, Flowerink offre aussi une version de cartes d’affaires – ça donne envie!

flowerink.myshopify.com

Dans le sac

Dans le sac est une entreprise québécoise qui propose des sacs de coton permettant de garder votre miche de pain au frais plus longtemps. A première vue, on se dit que les produits offerts sont bien simples, mais en réalité les sacs que Laurie et Stéphanie ont développé sont bien plus que ce qu’ils en ont l’air. Je vous explique: quand on adhère au mode de vie zéro déchet, les sacs réutilisables deviennent indispensables. Par exemple, si vous achetez votre pain chez le boulanger, il suffira d’apporter votre sac avec vous afin d’éviter une autre catastrophe environnementale A.K.A les sacs en plastique. Sinon, si vous êtes comme moi et préparez votre pain à la maison, il est nécessaire de l’entreposer dans un tissu qui respire tel que ceux offerts par la compagnie sans pour autant en compromettre le côté esthétique. Ensuite, rien ne vous empêchera d’explorer sa versatilité en lui trouvant une autre vocation- après tout il s’agit bien d’un sac!  Enfin, le point qui m’a convaincu de m’en procurer un, c’est que le tissu provient de chez nos chers voisins les États-Unis. Ainsi, ayant fait moins de trajet que s’il provenait de l’Asie, il gagne des points du côté écolo, sans oublier que l’assemblage étant fait à Montréal contribue à l’économie locale tout en étant 100% éthique.

danslesac.co

Vrac sur roues

Adopter un mode de vie zéro déchet peut paraître compliqué pour certains. Il est vrai que ça demande de l’organisation et beaucoup de préparation (chose sur laquelle je travaille toujours). Avant de faire son épicerie, il faut bien préparer ses contenants et être sur d’en avoir assez – donc savoir d’avance ce qu’on va acheter. Ensuite, si nos contenants sont en verre, ça peut devenir lourd assez vite. Personnellement, j’ai de la chance d’avoir une épicerie zéro déchet tout près de chez moi ce qui me permet de faire mon épicerie à pied. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour tout le monde et ça peut être encore un plus gros fardeau pour les gens à mobilité réduite, ainsi que  les personnes âgées. Pour éliminer cette barrière, Simon Gosselin-Barbeau, jeune entrepreneur âgé de seulement 20 ans, s’est donné comme mandat de simplifier l’épicerie en vrac en fondant sa propre entreprise Vrac sur roues, une épicerie zéro déchet en ligne. Il suffit se rendre sur le site web, commander ses produits au poids et le tout sera livré à vélo dans des sacs réutilisables qui seront transvidés dans vos propres contenants. Génial n’est-ce pas?

vracsurroues.com

Roots

Le décès n’est jamais un sujet facile à aborder, encore moins quand on doit en parler pour des raisons environnementales. Pourtant, quand on y réfléchit, avec l’augmentation de la population le concept de cimetière devient problématique à long terme puisqu’on met «à mort» d’énormes superficies d’espaces verts . Pour remédier à ce problème, Muses Design Urns à mis énormément de temps en recherche et développement afin de créer Roots, une urne éco-responsable. Cette dernière prends la forme d’un vase où après avoir déposé les cendres du défunt, nous permet de planter un arbre pourra être transplanté dans l’endroit désiré une fois maturité atteinte. La partie supérieure de l’urne est composée d’argile naturelle, tandis que la partie inférieure contient du fertilisant à base de café et d’un mélange de déchets post-consommation. Ainsi, Roots permet aux espaces naturelles de se revitaliser au lieu de les voir se transformer en «parking de l’au delà». En plus d’être une alternative écologique, Roots propose une belle symbolique à la vie après la mort. Renaître sous forme d’une arbre? Moi je dis oui!

Si ça vous intéresse, vous pouvez soutenir leur campagne de socio-financement en cliquant ici